Sade
C’était un homme grand et costaud, la quarantaine, les tempes grisonnantes et un début de calvitie. Le regard d’une extrême férocité.
- Je vois que tu m’as reconnu, dit-il.
Alexandre me regarda épouvanté et s’effraya au double de la panique qui m’assaillait.
- Je confesse que tu m’as bien surpris. Au début j’arrivais pas à croire que c’était toi mais quelqu’un qui te ressemblait. Puis en causant j’ai bien compris que c’était toi. Faudra me dire comment t’as fait pour survivre… mais je te rassure… cette fois tu ne survivras pas.
La première rencontre avec ce type avait failli me couter la vie lorsqu’il m’avait laissé sans air attaché, bâillonné bouche et nez, tête entièrement emmitouflée sous des couches de ruban adhésif dans lequel il avait inséré du fil de fer pour qu’il soit plus difficile de me les retirer. Et ceci après m’avoir torturé de la pire manière qui soit. Et voila que maintenant j'étais pieds et poings liés livré à ce monstre et que je lui avais aussi livré Alexandre. Derrière lui un autre visage qui n’était pas plus celui de la photo. Son rire fit le contrepoint du rire de l’autre. Il sortit un foulard de sa poche, y verse dessus un peu du contenu d’un flacon et l’appliqua sur le nez d’Alexandre qui ne tarda pas à sombrer dans le sommeil, puis il passa à moi.
Je me réveillai presque nu dans une petite cage, environ un mètre de haut et de large pour un mètre et demi de profond, avec de gros barreaux, toujours attaché, mains dans le dos et pieds joints. Un short en latex me moulait les fesses. Il me recouvrait hermétiquement le cul et le pubis. Il était équipé d’une gaine dans laquelle était insérée mon pénis. Un petit tuyau souple partait du bout de cette gaine me permettant d'évacuer mes urines. Il m’était impossible de m’allonger. A coté de ma cage il y avait une autre cage dans laquelle était enfermé Alexandre, encore endormi, dans la même situation dramatique que moi. Un bruit derrière moi me fit me retourner. Il y avait une troisième cage avec un garçon à l’intérieur, attaché comme nous mais avec un bâillon dans la bouche auquel arrivaient un tuyau muni d'un entonnoir accroché aux barreaux en hauteur. Dans cet entonnoir se déversaient trois tuyaux souples. Le premier des tuyaux était connecté à la gaine que j’avais sur le sexe, le second allait à celle d’Alexandre et le dernier était connecté sur la gaine que le garçon avait sur son propre sexe. Le regard du garçon était terrorisé. Il devait avoir dans les vingt ans. Son corps sec était couvert de marques affreuses, d’hématomes, de cicatrices et de brulures. Même son visage n’était pas épargné. Il semblait mal nourri et malade. Ses cheveux avaient été rasés.
Ma vessie était pleine et je devais me soulager. Je compris que tout ce que je pisserai irait directement, sans aucune perte, vers la bouche de ce garçon mais je ne pouvais pas faire autrement. Il déglutissait au fur et à mesure que ça arrivait. Il dut faire pareil lorsque ce fut au tour d’Alexandre de se soulager. Et il ne pouvait échapper non plus à reboire sa propre urine. Si j'avais été à sa peu enviable place je me serais abstenu d'avaler et j'aurai laissé l'entonnoir se remplir puis déborder mais lui avalait au fur et à mesure que ça arrivait.
Nous étions dans une pièce munie de deux vasistas par lesquels je voyais un ciel gris, bien chauffée pour la saison puisque nous étions en janvier. Les murs étaient nus en parpaings sans même une couche de plâtre. Il y a des anneaux fixés aux murs à intervalles réguliers, des grands, des petits, des hauts, des bas. J’en dénombrai une vingtaine. Un robinet sortait du mur, un sceau était posé en dessous. La seule ouverture était une lourde porte en bois brut. Elle finit par s’ouvrir sur nos ravisseurs.
- Je vois que vous avez fait connaissance, dit le premier.
Il saisit le seau d’eau froide et le versa sur Alexandre qui se réveilla en sursaut.
- Je vous présente Hervé. Il a vingt et un ans. Il se plait beaucoup avec nous depuis trois mois déjà mais on en est fatigués alors c’est vous qui allez prendre la relève, on va mettre fin à ses tourments. Que je vous dise où nous sommes. On a quitté la France et nous somme dans la montagne au sud de l’Allemagne, par très loin de la Suisse. Pour arriver jusqu’ici il faut emprunter un sentier de cinq kilomètres après avoir quitté la route. Ce chemin est fermé par une barrière pour que personne ne le prenne, même par hasard. Même le facteur ne vient jamais. L’habitation la plus proche se trouve à environ dix kilomètres à vol d’oiseau. Les pièces sont insonorisées, alors vous pouvez vous époumonez que personne ne viendra. Petit à petit on vous montrera le reste de la maison, on a pas mal de surprises pour vous. En attendant peut être que vous avez soif et faim, alors c’est le moment.
Le discours fini il fit entrer un plateau sur roulettes contenant des canettes de diverses boissons et des sandwichs. Évidement ils ne nous détachèrent pas et nous nourrirent et nous abreuvèrent eux-mêmes. Cela devait faire longtemps que nous n’avions pas bu et mangé et une faim tenace me travaillait alors j’engloutis rapidement tout ce qu’ils m’offrirent. Alexandre fit pareil de son coté. Hervé n’eut droit à rien, ni boisson, ni nourriture. Il devait se contenter de nos urines pour se désaltérer. Une fois nourris, nos ravisseurs nous abandonnèrent.
Alexandre m’appela et d’un signe de la tête il me montra le garçon et me dit :
- C’est lui sur les photos.
Je l’observai et je le reconnus malgré le bas du visage caché par le bâillon et malgré les cicatrices et les plaies qui le couvraient.
- C’est eux qui t’ont fait ça, lui demandai-je ?
Il fit un signe affirmatif de la tête.
- Que veulent-ils ?
- ah ooh, dit-il.
- Quoi ?
- La mort, demanda Alexandre ?
Il acquiesça en pleurant.
- Mais non, c’est pas possible.
- C’est lui qui a tenté de me tuer lors de la soirée, dis-je.
Alexandre fut atterré. Il réalisa notre situation et resta sans voix, puis il reprit :
- Il faut qu’on sorte d’ici.
- éh ah oh ih, dit Hervé sous son bâillon en redoublant de larmes. Mais on ne comprit pas.
La nuit vint et les hommes revinrent. Ils nous redonnèrent à manger et à boire, à Alexandre et à moi mais Hervé n’eut toujours droit à rien. A chaque fois que j’urinais je savais qu’il allait avaler mais je ne réalisais pas tout de suite la quantité que ça faisait, mon urine, celle d’Alexandre plus la sienne puisqu’il ne pouvait se vidanger ailleurs que dans le même entonnoir. Nous passâmes la nuit dans le noir total puis la lumière revint petit à petit. Les hommes nous amenèrent notre petit déjeuner, rien pour Hervé. A chaque repas ils nous nourrissaient sans nous détacher. L’envie de déféquer arriva fatalement et je dus me soulager dans mon short que je sentis devenir poisseux. Les hommes ne revenaient nous visiter qu’au moment des repas auxquels Hervé jamais ne participait. On passa ainsi trois jours. Hervé buvant la totalité de l’urine de deux autres garçons en plus de la totalité de la sienne se remplissait de plus en plus et je voyais que la cadence à laquelle il se soulageait était de plus en plus rapide. Au bout des trois jours il se soulageait toutes les cinq minutes environ et comme si ça ne suffisait pas, régulièrement on lui en ajoutait. Pourquoi continuait-il à avaler ? Je n'arrivais pas à le comprendre. N'avait-il pas réalisé qu'il lui suffisait de laisser l'entonnoir déborder pour que non calvaire soit adouci ?
Au bout des trois jours nos ravisseurs libèrent enfin Hervé de son bâillon, non sans avoir pris la précaution de nouer une ficelle à la base de sa bite pour qu’il ne puisse pas se soulager. Allaient-ils le laisser se remplir jusqu’à ce que sa vessie explose ? Leur plan était différent. Ils placèrent le bâillon sur ma bouche, accrochèrent l’entonnoir en hauteur au dessus de moi et les trois tuyaux encore au dessus. Je résistai et je me débâtis pour les empêcher de procéder à l’opération mais ils étaient forts et ils eurent vite fait de me maitriser et d’immobiliser ma tête par une clé de bras puis de me forcer à ouvrir ma bouche pour y insérer le bâillon. Ils retirèrent la ficelle qui empêchait Hervé d’uriner et sa pisse arriva aussitôt. Comment le lui reprocher, vu la quantité qu’il avait bu il allait devoir se soulager pendant un bon moment. Mais je n’allais pas me laisser faire et je ne comptais pas avaler. Je laissé le tuyau puis l’entonnoir se remplir. Les deux hommes firent mine de pisser dans l’entonnoir mais finalement se soulagèrent dans une bouteille plastique, puis ils commencèrent à se branler en me fixant. Quand l’entonnoir commença a déborder ils se plaignirent que j’étais un mauvais garçon qui refusait ce qui était mon destin, mais je n’étais pas disposé à leur faire plaisir.
- Alors comme ça tu veux pas boire ?
Un des deux se saisit d’un rouleau de papier adhésif et je compris mon erreur. Il en coupa une bande d’une vingtaine de centimètres qu’il plaça sur mon nez, débordant de quelques centimètres sur ma lèvre supérieure.
- On va voir si comme ça t’avales.
Puis il pinça la partie qui débordait me coupant toute arrivée d’air par mon nez. Il ne me restait qu’une solution, avaler rapidement tout le liquide afin de pouvoir respirer par la bouche. Mais la quantité était déjà énorme et, si je ne réussissais pas à vider le tuyau avant de manquer d’air j’allais me noyer. Alexandre se mit à les insulter puis à les prier pour qu’ils me laissent respirer.
- Il n’avait qu’à boire avant.
Alors que j’étais désespéré par le manque d’air je vis le niveau enfin baisser dans le tuyau transparent. Je savais que j’allais bientôt pouvoir inspirer profondément. C’est alors qu’ils se saisirent de la bouteille dans laquelle ils s’étaient précédemment soulagés et la vidèrent dans l’entonnoir. Ils voulaient ma mort mais cruels jusqu’au bout ils voulaient que je puisse croire que j’allais pouvoir survivre. Pour me donner quelques secondes de plus je vidai mes poumons et je pus avaler des gorgées supplémentaires. Mais même si je ne le voulais pas, le réflexe de respiration fut plus fort que ma volonté et je dus inspirer.
Je ne savais pas qu’on pouvait souffrir autant lorsque le liquide pénétra dans mes poumons. C’est à ce moment là que les deux hommes jouirent simultanément dirigeant leur semence dans l’entonnoir, faisant des filaments laiteux dans le liquide jaunâtre qui allait continuer à remplir mes poumons. Puis ils se rajustèrent et sortirent.
***
Hervé avait aussi été piégé sur un chat internet. Un garçon qui disait n’avoir pas encore vingt ans l’avait contacté quelques mois plus tôt en septembre de l’année dernière. Ils avaient discuté un petit moment ensemble puis ils se donnèrent rendez-vous un dimanche soir, le soir de la semaine où la fréquentation est la plus faible, dans une gare de la banlieue lyonnaise où Hervé habitait, désormais sa maison était cette cage. Arrivé sur place, personne. Il attendit un moment et, alors qu’il se préparait à rentrer, un homme passant à sa hauteur lui plaqua un tampon imbibé de chloroforme sur le nez. Il se réveilla nu dans l’arrière d’une camionnette roulant vers cette cage qu’il occupait depuis. Il avait subi, de la part ces deux hommes, des tortures d’une inhumanité monstrueuse sans aucune possibilité pour lui de s’échapper. Il avait au début espoir que la police finirait par retrouver sa trace mais cet espoir avait depuis disparu. Il fut laissé seul parfois pendant plusieurs jours sans nourriture ni boisson. Un jour il fut ranimé dans un état extrême de déshydratation pour replonger dans l’enfer dont il avait cru qu’il s’échapperait en mourant. Il y eu des invités à deux reprises mais il lui fut totalement impossible d’attirer leur attention, et les invités repartirent sans même s’apercevoir qu’il y avait au sous-sol un être humain tourmenté au-delà du supportable. Puis, après une absence de quelques jours, ses bourreaux étaient revenus avec deux pauvres garçons endormis, nous, qu’ils installèrent dans des cages à coté de la sienne. Il avait compris alors qu’il allait être remplacé et que son sort ne pouvait être que la mort.
***
Quand l’urine envahit mes poumons un réflexe me fit tousser, expulsant le reste d’air que je gardais et à l’inspiration suivante la douleur gagna de nouvelles parties de ma cage thoracique là où le liquide prenait la place de l’air. Les hommes qui auraient pu être mon seul secours avaient claqué la porte et ne revenaient pas. J’allais donc mourir prématurément laissant Alexandre seul dans ce cauchemar. Désespéré, je toussai une nouvelle fois finissant de me vider de mon air et continuant à me remplir d’urine et fort heureusement le tuyau était enfin vide laissant entrer l’air dont j’avais tant besoin. Mes crises de toux expulsaient désormais du liquide dans le tuyau qui redescendait et que je ne pouvais que ravaler provoquant un cycle infernal. Il rentrait maintenant enfin suffisamment d’air pour me maintenir en vie mais à chaque inspiration je ravalais ce que j’avais expectoré. A chaque quinte je réussissais à boire un peu de liquide qui n’irait plus dans les poumons mais si peu. Mon calvaire durait depuis un temps infini lorsqu’il fut aggravé par Hervé qui, ne pouvant plus se retenir, rajouta son urine qui prit la place dans mes poumons de celle que j’avais réussi à boire.
Quand est-ce que cela finirait ? Je craignais qu’Alexandre soit aussi obligé de se soulager avant que je récupère suffisamment mais il put heureusement se retenir. Et au bout d’une éternité, j’avais suffisamment bu pour que ma respiration soit presque normale, n’ayant des quintes de toux de plus en plus espacées, et je pouvais gérer les arrivées d’urine dont m’abreuvaient involontairement mes compagnons d’infortune.
Quand les hommes revinrent pour le repas du soir, dont je fus exclu, Alexandre refusa de boire et de manger. Hervé qui n’avait pas mangé depuis trois jours se jeta sur la nourriture. La nuit s’annonçait terrible pour moi. J’avais toujours des quintes de toux, rares maintenant, mais j’ai atteint et certainement dépassé la cadence à laquelle Hervé se soulageait tantôt et il était évident que je ne pourrai pas dormir dans ces conditions. Je n’en pouvais plus de boire, de tousser, de me purger et de reboire. Mais je ne savais pas encore que le matin allait nous apporter des choses infiniment plus terribles.
***
Au réveil, nos ravisseurs emportèrent Hervé. Ils lui avaient retiré le short pour le détacher du tuyau qui le reliait à ma bouche. L’odeur était épouvantable. Tout comme nous il avait bien été obligé de se soulager dans son short hermétique. J’imaginais que nos culs étaient dans un même état de pourriture. Le mien me démangeait affreusement et je ne pouvais pas me gratter. Nous restâmes seuls quelques instants puis ils revinrent chercher Alexandre. Hervé s’était laissé faire, résigné qu’il était par tous les mauvais traitements qu’il avait subi tout le temps qu’avait duré son calvaire, mais Alexandre résista. Nos hommes étaient costauds et n’eurent aucun mal à le maitriser. Ils disparurent par la porte me laissant seul puis, quelques instants après, ils vinrent me chercher. Ils ne me retirèrent ni le short ni le bâillon. Nous montâmes quelques marches et débouchâmes dans une grande pièce haute de plafond, avec des fenêtres en verre dépoli qui laissaient enter la lumière blafarde du jour, des rails au plafond, des treuils sur les rails, des établis, des anneaux sur les murs. Cette pièce à elle seule était déjà un cauchemar. Dans un coin trônait une baignoire transparente en plexiglas, dans un autre un cylindre de la même matière. Une cheminée qui ressemblait à une forge, certainement pour rougir les instruments de torture. Des drapeaux nazis ornaient macabrement les murs. Une croix de Saint-André trainait dans un coin et une autre croix, classique celle là, dans le coin opposé. Hervé était debout contre un établi, mains attachés dans le dos. Ses couilles étaient emprisonnées dans un carcan lui-même fixé à l’établi. Alexandre était sanglé dans un harnais, les mains attachées à une barre accrochée à une chaine elle-même accrochée à un treuil. Il était assis au sol pieds attachés. Ils m’attachèrent à l’identique d’Alexandre, face à lui, fixant le tuyau de mon short au dessus de l’entonnoir pour que je continue à m’abreuver de mon urine. Puis ils s’activèrent sur les couilles d’Hervé en nous faisant profiter de tous les préparatifs et commentant le dispositif.
L’appareillage était complexe mais, pour comprendre la perversité de ces hommes et l’horreur des tortures qui allaient suivre, il faut que je le décrive en détails, aussi fastidieux et pénible que ceci puisse être à écrire comme à lire.
Ils commencèrent par placer une tablette de bois de dix centimètres de coté environ et munie de quatre rails verticaux aux angles sous les couilles d’Hervé, puis une autre au dessus, guidée par les rails, qui, à la différence de la première, était équipée de long clous plantés jusqu’à la tête et dont les pointes dépassaient d’une dizaine de centimètres. Les rails étaient munis de ressorts qui soutenaient la tablette cloutée ne laissant qu’un espace de quelques millimètres entre les clous menaçants et les couilles d’Hervé. Au dessus ils rajoutèrent un piston qui dépassait des rails d’une vingtaine de centimètres. Ils placèrent des supports d’à peu près la même hauteur aux quatre coins de l’établi puis une feuille de plexiglas par-dessus les supports et le piston. « C’est pour la stabilité » nous expliquaient-ils.La moindre pression sur la feuille de plexiglas allait se répercuter sur le piston, la planchette et piquer les malheureuses couilles d’Hervé. Le montage fini, ils actionnèrent les treuils sur lesquels on était attachés pour nous arracher du sol. Une fois en l’air ils nous firent glisser sur les rails pour nous emmener à la verticale de la feuille de plexiglas et nous firent redescendre. Je compris tout à coup que nos pieds allaient peser sur la feuille, activant le piston qui allait impitoyablement transpercer les bourses d’Hervé. Ils allaient se servir de nos poids pour martyriser Hervé. On tendit nos muscles, on tira sur nos biceps, on plia les cuisses, on banda nos abdominaux, pour retarder au maximum le moment où l’on appuierait sur la feuille de plexiglas. Ils stoppèrent les treuils nous laissant à quelques centimètres à peine de la feuille fatale. Si on relâchait un seul muscle on descendait et on infligeait à Hervé la pire torture qui soit. Mais combien de temps nous serait-il possible de tenir nos muscles ainsi bandés ? Nous étions fatigués par plusieurs journées passées dans une cage et je n’avais pu dormir un seul instant la nuit précédente. Eux s’assirent et se masturbèrent en admirant ce spectacle, le boitier de contrôle du treuil entre les mains.
Bientôt mes muscles se tétanisèrent et devinrent douloureux. Il m’était impossible de rester suspendu et immobile, je bougeai bien malgré moi de haut en bas, c’était l’effet désiré par nos tortionnaires, mes fesses frôlèrent la feuille de plexiglas à plusieurs reprises et bientôt un mouvement incontrôlé de plus grande amplitude arracha à Hervé un cri atroce lorsque les clous lui mordirent les couilles. Il perdit connaissance.
Instantanément nos bourreaux actionnèrent le treuil électrique pour nous faire remonter puis s’activèrent à ranimer Hervé. Condescendants, ils nous expliquaient :
- On ne va pas continuer pendant qu’il est évanoui. Il ne sentirait pas la douleur et ça serait du gâchis.
Ils firent respirer un flacon à Hervé qui revint à lui, puis ils manipulèrent le treuil pour nous faire redescendre. Il était au comble du désespoir et fondit en larmes. Nos muscles, déjà endoloris, ne pourraient plus nous supporter longtemps. Les contractions involontaires ne tardèrent pas à réapparaitre et bientôt nos fesses poussèrent sur la feuille de plexiglas. Hervé poussa de nouveaux hurlements sans s’évanouir. Que pouvions-nous faire pour lui épargner ou pour lui écourter ce supplice ? Rien ! Alors qu’Hervé poussait un nouveau cri, un gémissement, suivi rapidement d’un autre, nous apprit l’orgasme de nos deux bourreaux qui, nous l’espérions, mettrait enfin un terme à cette horreur. Notre espoir fut déçu. Ils ne bougeaient pas d’un pouce et continuaient à contempler le spectacle atroce qu’on leur donnait. Et ce spectacle ne faisait que commencer.
Je compris que lorsque mes fesses poussaient la feuille de plexiglas les clous perforaient les bourses d’Hervé, mais lorsque dans un effort désespéré je me hissais à nouveau, les ressorts repoussaient la tablette cloutée pour les extraire les clous des bourses d’Hervé, ainsi à la prochaine fois que mes fesses allaient pousser la feuille les clous allaient percer une nouvelle fois les bourses renouvelant à l’infini les mêmes tortures. La seule façon d’en finir, car nos bourreaux n’interrompraient pas d’eux même, était de relâcher totalement nos muscles infligeant une atroce douleur à Hervé mais qui, au moins, serait la dernière. A contre cœur c’est ce que je fis, suivi aussitôt par Alexandre qui comprit mon raisonnement. Le cri que poussa Hervé nous horrifia ; heureusement il s’évanouit, façon pour lui de s’échapper à cet enfer.
Hervé, qui avait repris connaissance, fut détaché de son carcan mais son calvaire n’était pas fini. L’horreur de la situation était à son comble et j’en tremble à la décrire. Les clous avaient traversé les bourses d’Hervé de part en part et s’étaient fichés dans la planchette qui était sous ses couilles. Ils l’assirent sur une plaque de bois ronde munie de quatre anneaux sur sa circonférence et d’un autre à son centre. Une ficelle fut attachée à cet anneau puis à un des clous qui avaient percé les couilles d’Hervé, trop courte pour qu’Hervé puisse tendre ses jambes une fois debout. Ils attachèrent des chaines aux anneaux disposés sur les bords de la plaque pour l’accrocher au treuil. Ils le soulevèrent ainsi du sol, installèrent le cylindre transparent sous lui et le firent redescendre à l’intérieur. Puis ils remplirent d’eau le cylindre jusqu’à ce qu’Hervé soit obligé de se relever pour garder la tête hors de l’eau. Mais la ficelle qui lui relie les couilles à la planche du fond étant trop courte il devait rester accroupi. S’il tirait sur ses cuisses il augmentait ses souffrances. S’il les relâchait il se noyait. Le principe était effroyable. Il ne pouvait pas tenir bien longtemps. La mort allait enfin le délivrer mais qui est disposé à mourir sans se battre jusqu’au dernier souffle ?
Ils me suspendirent à nouveau aux treuils et m’amènent à la verticale du cylindre et alors, enfin, ils me retirèrent le short en latex qui m’obligeait à reboire indéfiniment mon urine. Celle-ci s’écoulait désormais dans le cylindre, faisant monter, petit à petit, impitoyablement, le niveau. Si les muscles d’Hervé lui permettaient de tenir suffisamment longtemps c’est mon urine qui allait le noyer. J’en pleurais de dépit. Ils me placèrent un pince à linge sur le nez afin de m’obliger à respirer à travers le tuyau, donc à le vider pour ce faire, ce qui ne pouvait être fait qu’en buvant, et versèrent une demi bouteille d’eau dans l’entonnoir. Puis, me laissant ainsi, ils allèrent s’occuper d’Alexandre.
Il fut attaché sur un sling. Ils lui installèrent un anneau entre les dents, retenu par une lanière à l’arrière de sa tête, ainsi il ne pouvait mordre celui qui voulait pénétrer sa bouche. Alors qu’ils lui retiraient le bâillon pour lui mettre l’anneau, il les implora de cesser ces horreurs. Mauvais calcul ! Un des bourreaux s’exclama :
- Oh putain ! Un peu plus et il me faisait juter. Vas-y supplie encore.
Leurs bites se tendaient. Nos angoisses et nos souffrances les excitaient au plus haut point. Ils n’allaient avoir aucune pitié. Notre sort était tragiquement désespéré.
Ils le prirent par devant et par derrière sans ménagement. Ils avaient jute craché un peu sur sa rondelle avant de lui défoncer le cul sauvagement. Sa plainte fut étouffée par la bite qui s’enfonçait dans sa gorge à travers d’anneau lui soulevant l’estomac et risquant à tout moment de le faire vomir. Régulièrement ils changeaient de place, celui qui le pénétrait par derrière venait devant, sans même s’essuyer la bite, et l’autre allait à l’arrière. Régulièrement aussi ils venaient verser d’importantes quantités d’eau dans mon entonnoir que j’avais beaucoup de mal à avaler sans pouvoir reprendre ma respiration. Je pissais presque sans discontinuer dans le cylindre dont le niveau de liquide s’élevait dangereusement. Hervé devait tirer sur ses couilles meurtries et saignantes pour sortir son nez du liquide afin de prendre de l’air. Pour l’épargner peut être aurais-je du me laisser noyer moi-même par l’eau qu’ils versaient dans l’entonnoir mais je ne voulais pas laisser Alexandre seul aux mains de ces barbares et, de plus, j’étais certain que cela n’épargnerait pas Hervé. Celui-ci se reposait maintenant au fond du cylindre pour soulager ses cuisses et ses bourses et ne remontait à la surface que quand il manquait d’air. C’est lorsqu’il s’étouffa pour la première fois, buvant la tasse et toussant à s’arracher les poumons, que nos tortionnaires jouirent, un dans le fondement d’Alexandre, l’autre dans sa gorge. C’est bien nos souffrances qui les excitaient jusqu’à l’orgasme. Mais ça ne leur suffisait pas, sans se retirer des trous d’Alexandre ils reprirent leurs mouvements s’extasiant des toussotements, entremêles de cris de douleur, d’Hervé qui avait failli se noyer.
Il réussit à grand peine à récupérer un peu mais ce fut de courte durée. Ils avaient rajouté deux bouteilles d'eau dans l'entonnoir et je ne pus me retenir de pisser bien longtemps. La fois suivante pouvait lui être fatale mais au moins allait-il être délivré de ces bourreaux.
Il prit une forte inspiration et se posa au fond de la cuve pour se reposer un peu. Malgré des efforts surhumains je ne réussis pas à retenir ma vessie et quand il revint à la surface, le niveau ayant monté et il échoua à sortir son nez du liquide. Lorsque celui-ci pénétra ses poumons la douleur fut telle et il se débattit tant qu'il en arracha les clous qui reliaient les deux planchettes emprisonnant ses couilles, pouvant ainsi se redresser et s'extraire jusqu'aux épaules de l'eau meurtrière qui se colorait en rouge, et reprendre souffle au milieu d'une cascade de toussotements et de crachats, recrachant ce qu’il avait respiré. Il était sauvé. Pour un temps limité du moins. Ses bourreaux, déçus, n'allaient pas avoir le spectacle attendu. Ils abandonnèrent Alexandre. Pour sortir Hervé de la cuve ils lui placèrent au cou un collier en cuir muni d'un anneau à l'arrière qu'ils accrochèrent au treuil, puis le soulevèrent jusqu’à le sortir totalement du liquide. Dépités de l'échec de leur tentative ils quittèrent la pièce nous laissant ainsi, moi suspendu au dessus d'une cuve que je continuais à remplir, Alexandre attaché sur un sling, Hervé pendu par le cou.
Il se débattit longtemps, ne pouvant presque pas prendre d’air. La vie est décidément coriace et y renoncer est bien difficile tant qu’il y a de l’espoir, et il y a toujours de l’espoir tant qu’il reste un souffle de vie. Les minutes passaient, interminables, et les bourreaux ne revenaient pas. Quand enfin ils revinrent, Hervé ne bougeait plus.
***
Ils nous avaient amené dans une cellule, Alexandre et moi seulement. Ils nous mirent chacun un collier métallique avec une chaine qui passait dans un anneau fixés au mur et qui ressortait de la cellule. Les anneaux d’Alexandre et le mien étaient fixés aux murs opposés de la cellule. Ceci leur permettait de nous séparer, en tirant sur les chaînes, et nous bloquer contre les murs afin qu’on ne puisse pas les attaquer simultanément quand ils rentraient dans la cellule. Nous somment toujours nus mais ils avaient nettoyé nos corps. Dans un coin il y avait une bassine où nous pouvions faire nos besoins. Alexandre pleura longtemps. J’étais révolté et furieux et je me retins de sangloter tant que je le pus puis les larmes s’amassèrent dans mes yeux. J’expliquai à Alexandre que ses parents allaient s’apercevoir de notre disparition et qu’ils lanceraient la police à notre recherche, qu’elle allait nous retrouver et nous libérer et que les assassins d’Hervé allaient payer pour leur crime, mais je ne croyais pas à ce que je lui disais.
Pendant quelques jours nos tourments vont cessèrent même s’ils vinrent se satisfaire dans le fondement de l’un ou de l’autre. Les assassins nous traitèrent même assez bien. Ils nous nourrissaient régulièrement avec de délicieux plats de viande cuisinée avec art que nous engloutîmes avidement. Horreur absolue, au bout d’une semaine ils nous apprirent que nous avions mangé Hervé.
***
Quelques jours après ils vinrent nous chercher pour nous conduire dans la salle de tortures. Dans le couloir que nous primes je remarquai la vitrine, que j’avais déjà remarqué lors de la séance fatale pour Hervé. Elle contenait alors deux étagères remplies de quatre crânes chacune. Cette fois-ci un nouveau crâne était posé sur la troisième étagère.
Dans la salle ils me couchèrent de dos sur une plateforme, les mains attachés le long du corps, les jambes repliées écartées sur mes flans, la tête dépassant de la plateforme renversée en arrière, le bassin dépassant de l’autre coté, mon cul et ma bouche disponibles pour tous les assauts sexuels. Ils revinrent avec Alexandre qu’ils installèrent tête bêche au dessus de moi, ses fesses proches de ma bouche et sa tête au dessus de mes fesses. Un des bourreaux me donna sa bite à sucer me recommandant de bien la lubrifier, puis, sortant de ma bouche dans laquelle il plaça le sexe flaccide d’Alexandre, il s’enfonça sans ménagements dans son fondement tout proche. Aussitôt après une vive douleur m’annonça que mon fondement subissait les mêmes sévices et une douce chaleur humide que mon membre était englouti. Je voyais le vit, à quelques centimètres de mes yeux, entrer et sortir du derrière de l’être qui m’était le plus cher et se colorer progressivement de marron. Malgré l’inconfort de la situation et la terreur qui m’habitait, ma bite prenait du volume ce qui déclencha la même mécanique dans celle d’Alexandre. Au bout de quelques minutes de va-et-vient, entre ses reins, l’enculeur se retira pour plonger dans ma bouche jusqu’à la garde, me donnant à gouter aux excréments d’Alexandre qui maculaient son membre.
- Nettoie, ordonna-t-il.
Je m’appliquais à le lui rendre propre, après tout, ça ne venait que d’Alexandre. Il me pilonna la bouche sans ménagement et aussitôt son membre nickel il retourna là d’où il était sorti, remplaçant son sexe par celui d’Alexandre dans ma bouche, et recommença le pistonnage intensif du postérieur de mon amoureux. Je prodiguais à Alexandre des caresses suaves et savantes qui le faisaient bander de plus en plus intensément. J’étais terriblement excité et j’en avais oublié l’horreur de notre situation. Les enculeurs s’interrompaient régulièrement pour pénétrer mos bouches, celui jusqu’à leurs jouissance presque simultanées dans nos deux fondements.
En nous ramenant à la cellule, un des bourreaux s’aperçût du regard furtif que je portai au crâne qui se trouvait sur la troisième étagère.
- Hervé, confirma-t-il. C’est triste qu’il n’ait pas de compagnie, mais bientôt il aura de nouveaux copains.
***
Il fallait absolument trouver un moyen de nous sortir d’ici. Nous ne voulions par aller rejoindre Hervé sur son étagère poussiéreuse. Dans notre cellule nous étions enchaînes par le cou avec des chaînes suffisamment longues pour nous déplacer dans toute la cellule. Ces chaînes passaient dans des anneaux fixés à hauteur du cou sur les murs opposés et sortaient par une ouverture circulaire dans le mur de la cellule pour pouvoir être tirées de l’extérieur nous privant de mouvement. Une fois tendues nos geôliers les fixaient par un maillon à un crochet les bloquant en position tendue. Nous avions notre liberté durant la nuit. Le matin venu ils venaient tendre les chaînes avant de pénétrer dans la cellule pour nous laver au jet d’eau, puis ils nous laissaient ainsi le temps d’aller chercher notre petit déjeuner qu’ils posaient au centre de la cellule et enfin ils nous rendaient notre liberté, ceci immuablement jour après jour depuis que nous avions intégré cette cellule. Durant le reste de la journée nous avions droit à des sévices sexuels ou à des tortures suivant leur bon vouloir, seuls ou les deux ensembles. Certains jours un seul venait s’occuper de nous le matin. Il me sembla que c’était le bon moment pour agir. Il fallait qu’au moins un de nous réussit à faire sauter la chaine du crochet qui la bloquait au moment où il s’absenterait pour aller chercher le petit déjeuner, et de recommencer en cas d’échec la fois d’après. L’occasion se présenta bientôt. Le plus jeune, et aussi le plus frêle bien que dans leur car on ne pouvait vraiment pas dire frêle, qui se présenta seul un matin. Après nous avoir bloqués et copieusement arrosés au jet il nous laissa pour aller chercher notre collation, nous avions un peu moins de cinq minutes devant nous pour mettre en œuvre notre plan. A peine seuls on s’activa à secouer nos chaînes dans un boucan que nous n’avions pas prévu et qui risquait de faire rameuter tous les habitants de la maison, mais nous n’avions pas d’autre plan, on continua donc. Pour tenter de faire moins de bruit on s’évertuait à faire des mouvements ondulatoires sans secouer les chaînes trop vivement. Ceci fut opportun puisque ma chaîne sauta assez rapidement de son crochet. Ayant retrouvé ma liberté je me précipitai vers la chaîne d’Alexandre que je décrochais promptement. Puis je retournai à ma place pour ne pas éveiller son attention lorsqu’il reviendrait et pouvoir ainsi l’attaquer de concert avec Alexandre au moment où il serait au centre de la cellule. Nous n’eûmes pas à attendre très longtemps et des pas nous annoncèrent son retour. Mon excitation était à son comble et mon stress aussi. Nous n’aurions probablement aucune autre chance, il fallait donc ne pas gâcher celle-ci. Attendre patiemment qu’il soit dans la meilleure position pour une attaque coordonnée, voila qui paraissait presque au-delà de la résistance de mes nerfs. Alors qu’il pénétrait dans la cellule avec le plateau chargé qu’il allait poser par terre j’avais l’impression que mes muscles tremblaient et que mes nerfs allaient craquer. C’est au moment où il se pencha pour déposer le plateau au sol que nous l’attaquâmes.
Dans un réflexe vif et précis, il donna un coup de genoux dans les génitaux d’Alexandre qui s’écroula plié en deux de douleur. J’eus plus de chance puisque je réussis à lui entourer le cou de ma chaîne et j’étais disposé à serrer jusqu’à mort s’ensuive mais il eut de temps de pousser un hurlement tonitruant avant que ma prise le prive de sa voix. Il se débattait vigoureusement tentant de s’accrocher à mes couilles ou d’y taper dessus. Je réussit à esquiver quelques coups mais il parvint à me les prendre dans une main et serra de toute sa force comme pour me les réduire en purée et tira comme pour me les arracher. Il ne fallait pas que je lâche ma prise et que je supporte cette douleur insupportable le temps qu’il perdît ses forces et qu’il s’évanouît. Il commençait à faiblir lorsqu’un coup par derrière sur ma tête me prit par surprise. Son compère avait accouru et était arrivé sans que je l’entendisse. Notre plan avait tourné au fiasco. La sanction fut immédiate. Après avoir traité son ami hors de la cellule ils se mirent à l’abri de porté de notre menace en tendant et bloquant les chaines. Ils nous avaient retiré tout rayon d’action. Celui que j’avais étranglé récupéra peu à peu et entra dans une fureur inouïe. Il nous promit de nous le faire payer cher. Quand il se fut remis de ses émotions, ils entrèrent tous les deux nous attacher pieds et mains, puis, nous ayant retiré le collier métallique, ils nous chargèrent sur leurs épaules.Ils n’eurent aucun mal vu leur carrure et notre maigreur, aggravée par des semaines de souffrances. Ils nous remontèrent de la cave et sortirent de la maison. D’après mes calculs, nous étions au début du mois de mars et une épaisse couverture de neige éblouissante s’étendait à perte de vue. Après de longues journées passées dans la pénombre d’une cellule mal éclairée, tant de lumière, même par cette grise matinée sans soleil où soufflait un blizzard incisif, nous brula les yeux. Cette douleur pouvait être soulagée en fermant les yeux. Ce n’était pas le cas de l’autre, autrement plus dangereuse, la morsure du froid tranchant sur notre peau dénudée. Je pus apercevoir un thermomètre qui indiquait moins quinze avant qu’ils nous jettent sur la neige comme deux fétus de paille à coté d’une bâche verte qu’ils soulevèrent aussitôt pour découvrir deux motoneiges. Ils nous attachèrent par les pieds chacun à l’arrière d’une motoneige à l’aide d’une corde puis mirent les gaz, nous trainant comme on voyait quelque fois dans les films de cow-boys, la neige glaciale projetée par les chenilles remplaçant la poussière des sabots du cheval. Nous fûmes trainés ainsi pendant des minutes qui nous parurent des siècles jusqu’à ne plus voir la maison qui était notre prison. Ils arrêtèrent les motos au milieu de nulle part et détachèrent les cordes. Au moment de repartir, celui que nous avions attaqué redescendit de son engin, s’approcha de moi qui avait voulu le tuer, défit sa braguette, sorti son engin d’une autre nature, visa et m’arrosa de sa pisse fumante, depuis le haut de crâne jusqu’à mes jambes. Le soulagement dû à la chaleur de son urine fût à peine perceptible, avec le vent qui soufflait le liquide gela presque aussitôt sur ma peau nue me glaçant jusqu’aux os. Puis je le vis remonter sur son scooter et démarrer. Le claquement recouvrait presque totalement le bruit des moteurs qui s’éloignaient jusqu’à disparaitre. Je fermai les yeux, attendant la mort qui allait arriver très rapidement pour moi comme pour Alexandre. Il m’était totalement impossible de réfléchir. S’il y avait un moyen pour nous libérer j’étais totalement incapable de le trouver. Ce qui semblait certain, et qui dans un certain sens me soulageait, c’est que nos souffrances dureraient infiniment moins longtemps que celles d’Hervé.
Je ne m’aperçus de sa présence que lorsque des mains chaudes me saisirent aux côtes pour me soulever comme une brindille tremblante et me déposer sur l’arrière d’une banquette où Alexandre gisait déjà. Le claquement de mes dents m’avait empêché d’entendre un moteur arriver. Une couverture de survie vint nous couvrir rapidement nous soustrayant au terrible blizzard. Puis l’engin démarra et nous ramena vers notre ancienne prison. On ne s’échappe pas si facilement du malheur.
- Vous avez d'la chance qu’on a pas de remplaçants, nous dit celui qui était venu à la rescousse de son camarade.
Il me jeta, toujours nu, sur la neige, dans le blizzard terrifiant, chargea Alexandre sur ses épaules et disparut dans la maison. Je restai quelques moments effrayants à trembler comme une lessiveuse avant qu'il revienne me chercher et m'emmener vers de nouvelles souffrances. Durant ce temps, son compère avait rempli la cuve dans laquelle ils avaient voulu noyer Hervé et Alexandre s'y débattait, pieds et poings liés, pour tenter de revenir prendre de l'air à la surface.
Ils m'y plongèrent dedans tête première et le contact de l'eau chaude sur mes membres glacés fut une nouvelle douleur vive et acérée. Je dus me battre conte elle, en tentant de ne pas noyer Alexandre qui partageait mon bain, pour culbuter cul par dessus tête et rejoindre la surface à la recherche d'air. Ils étaient là qui nous attendaient. Quand un de nous arrivait à la surface ils s'en saisirent pour lui placer un collier en cuir autour du cou, puis ils firent descendre le crochet du treuil. Je fus le premier infortuné qu'ils accrochèrent et sortirent du liquide. La chaleur m'avait revigoré mais je m'étranglais désormais suspendu par le cou, les pieds à plusieurs dizaines de centimètres du sol.
J'eus droit alors au fouet. Un par devant, l'autre par derrière, ils s'acharnèrent pendant de longues minutes à me lacérer le corps avec les lanières de cuir coupant, n'épargnant rien, ni mes jambes, ni mes fesses, ni même mon sexe. Surtout mon sexe. Ils ne visaient plus que lui après un moment. Un des deux salauds vint même me masturber pour le faire grandir et me décalotter pour pouvoir frapper directement et infailliblement mon gland. Je ne pouvais rien faire pour éviter les coups. Je sentais que si je me débattais trop je risquais de me rompre une cervicale ou de m'écraser le larynx. Ils se fatiguèrent quand je ne réagis presque plus. Ils me déposèrent alors au sol et un des deux me chargea, à moitié mort, sur son dos pour aller me déposer dans la cellule tandis que l'autre reliait le collier d'Alexandre au treuil et le sortait du liquide par le cou.
***
Je ne revis Alexandre de la journée et le soir de ce jour fatal ils m'apportèrent un plat de viande cuisinée devant lequel je m'écoulai en larmes. Je passai une nuit à pleurer, ne m'assoupissant que pour me réveiller dans un torrent de larmes. Le matin suivant l'assiette était toujours intacte et je me serai laisser mourir de faim plutôt que d'y toucher. Ils ne m'amenèrent rien d'autre m'assurant que je n'aurai rien tant que je n'aurai pas fini cette assiette. Puis, au bout d'une seconde nuit que je passai toujours dans les mêmes pleurs, ils retirèrent l'assiette et ne m'amenèrent plus rien. J'avais juste droit à une carafe qui au départ contenait de l'eau mais qui désormais était régulièrement remplie de leur urine. Ils bricolèrent les crochets qui servaient à maintenir la chaine tendue afin qu'on ne puisse plus la faire sauter depuis l'intérieur de la cellule. Jour après jour la faim me tiraillait intensément. Au bout d'environ une semaine ils m'apportèrent une nouvelle assiette remplie de la même viande cuisinée et sa vision ranima la douleur de l'absence d'Alexandre. Malgré ma faim inouïe, je ne pus y toucher. Le lendemain ils remportèrent l'assiette intacte. Cette torture psychologique était cent fois plus barbare et douloureuse que tout ce qu'ils m'avaient fait subir jusqu'alors et elle m'aida à prendre une résolution, celle de me laisser mourir de faim.
Le neuvième jour de ma grève de la faim, ils apportèrent une table et trois chaises dans la salle attenante à ma cellule. Sur la table ils mirent une nappe blanche brodée, une grande assiette de porcelaine et une plus petite à l'intérieur, blanches toutes les deux, mais pas de fourchette ni de couteau. Un verre à pied en cristal taillé et, instrument grotesque et déplacé sur une table dressée pour un repas, un speculum. Puis ils ouvrirent une bouteille de vin rouge dont ils remplirent le verre et apportèrent un plat de spaghettis avec au centre la viande cuisinée que je n'avais pas voulu. Je compris leur manège. Pour me torturer plus encore ils allaient manger Alexandre devant moi.
Quelle ne fut pas ma surprise, qui me laissa sans voix et m'ôta le peu de forces qui me restaient au point que je m'écroulai derrière les barreaux de ma cellule. De l'escalier qui descendait à la cave je vis apparaitre, entre les jambes habillées de kaki de mes geôliers, deux jambes nues que je n'arrivais pas à admettre que je ne reverrai plus. Je les reconnues instantanément. Étais-je en train de rêver ou de délirer ? Marche après marche le reste du corps apparut. Son sexe recroquevillé par l'appréhension me parut magnifique et m'émut jusqu'aux larmes. Ses bras attachés dans son dos. Son petit ventre portait encore les marques rouges des coups de fouet qu'il avait reçu. Enfin je vis son visage et mon torrent de larmes reprit, non plus de douleur mais de soulagement et de bonheur.
- T'aurais pu manger, me dirent-ils. Tu t'es privé pour rien.
En tirant sur sa chaîne qui était restée vide depuis des journées interminables pour moi et lui avoir remis le collier en fer autour de cou, ils l'assirent devant la table et lui apprirent que, tout comme lui, faisait un paquet de jours que je ne touchais plus à la nourriture mais, qu’après s’être rassasié, il allait pouvoir me nourrir. Devant l'air interdit d'Alexandre qui se demandait comment faire, ils lui signifièrent qu'il n'aurait qu'à se débrouiller et ne lui délièrent pas les mains du dos. Pensant à moi et à ma faim avant de penser à lui et à la sienne, il prit une bouchée en plongeant directement sa gueule ouverte dans le plat et vint me l'apporter. Ce fut une erreur. Ce que nos bourreaux ne lui avaient pas dit c’est qu’il n’avait droit qu’à un seul passage de la table à la cellule. Alors qu’en toute innocence il s’approchait, bouche pleine, de moi pour me donner la becquée, ils tendirent la chaine l’empêchant de retourner à la nourriture qui ne lui tendait plus les bras. Ils refermèrent la porte sur nous, nous expliquant leurs règles et nous conseillant de nous y prendre autrement le lendemain. Entretemps, Alexandre, sans se douter qu’il allait rester à jeun une journée de plus, avait fait passer sa bouchée dans mon gosier et je l’avais prestement avalée. C’était peut être pire que de rester à jeun. En arrivant dans mon estomac elle réveilla une faim atroce accompagnée par une nausée qui faillit me la faire rendre tant mon corps s’était déshabitué à la nourriture. Mais le bonheur de nous retrouvait nous fit supporter cette famine. Je bandais depuis que j’avais reconnu Alexandre descendant les escaliers, et celui-ci était dans le même état depuis qu’il m’avait aperçu dans la cellule. Lui aussi s’était figuré que j’avais été assassiné, coupé en morceaux et cuisiné. Ce fut la faim qui dessouda nos lèvres, Alexandre souhaitant retourner au plus vite vers la pitance avant de s’apercevoir qu’il ne pouvait plus l’atteindre. Les monstres s’étaient attablés et ripaillaient bruyamment et ostensiblement devant nous comme pour mieux nous rabaisser et nous signifier notre misère. Nous choisîmes de les ignorer. Nos bouches reprirent le baiser si vite suspendu. Nos sexes se gonflèrent encore et même si nous ne pouvions pas nous toucher, mains attachés dans le dos comme nous les avions, nos torses, notre abdomen et nos pubis se frottaient voluptueusement. Nous jouîmes une première fois comme des puceaux tant notre désir et notre bonheur d’être à nouveau ensembles était grand alors qu’ils n’avaient toujours pas fini le premier plat.
Après leur départ nos joutes reprirent avant toujours autant d’ardeur. Je lui présentai mon cul. Mais mains pouvaient ainsi lui caresser le sexe et séparer mes fesses entre lesquelles Alexandre s’enfonça et dans lesquelles je l’accueillis avec joie. Après m’avoir fécondé nous fîmes tous les deux demi tour et je m’enfonçai dans les siennes où je déposai ma semence. Après quelques minutes de volupté, nos peaux collées l’une à l’autre, notre désir ressurgit comme s’il fallait rattraper le temps passé loin de l’autre. Cette fois-ci notre amour dura plus longtemps, fût précédé de préliminaires pendant lesquels on fit notre toilette respective, avec le seul instrument dont nous disposions, à savoir, notre langue. Nous ne fûmes, ni l’un, ni l’autre dégoutés de notre crasse accumulée depuis plus d’une semaine sans bain. N’ayant pu que très peu manger je me restaurai de la sueur qui avait séché sous ses aisselles, de ce que je trouvai sous son prépuce, mélange de fromage, de foutre et d’excréments que mon cul avait laissé. Je nettoyai ainsi consciencieusement toutes les parties de son corps et il fit de même avec moi. Nous terminâmes par le nettoyage simultané de nos membres dans une position que chacun connait et nous nous bûmes mutuellement.
Le lendemain ils préparèrent une table comme la veille à l’exception de tout l’apparat qu’ils n’installèrent pas. Pas de nappe blanche, pas de verre de vin, pas d’assiettes de porcelaine, mais le plat plein de coquillettes dans une sauce du genre bolonaise, avec un bol de fromage râpé à coté et toujours le saugrenu spéculum. Ils donnèrent du mou à la chaine d’Alexandre qui put s’approcher de la table. Ma chaine fut maintenue tendue et je restai dans la cellule. Sachant qu’il ne pouvait faire qu’un aller retour jusqu’à la nourriture, Alexandre plongea sa tête dans le plat et ingurgita tant qu’il put de nourriture. Il se redressa à plusieurs reprises pour faire descendre avant de reprendre son gavage. Une fois bien rassasié, et même au-delà du possible, il se remplit un maximum la bouche de nourriture et tournant le dos à la table en prit deux grandes poignées dans ses mains, puis il revint vers la cellule. Il me donna le contenu de sa bouche et de ses mains à avaler mais c’était bien peu par rapport à mes besoins et à ma faim. Mais il avait imaginé tout seul un stratagème ingénieux et qui fâcha fort nos bourreaux. Il avait calculé de régurgiter une partie de ce qu’il avait avalé comme le font certains oiseaux pour nourrir leur progéniture qui ne peut quitter le nid douillet. Notre nit n’était pas douillet et sa solution n’était pas facile à mettre en œuvre. On ne vomit pas sur commande et il ne pouvait s’aider de ses doigts ou des miens pour aller titiller le fond de sa gorge en vue de déclencher le réflexe voulu. Il eut alors l’idée d’utiliser quelque chose d’autre qui était bien plus long et savoureux qu’un doigt. Il se laissa choir à genoux devant moi et avala mon membre jusqu’à la garde. Il ne mit pas longtemps à grandir et lors des premiers haut le cœur, Alexandre ne les combattit pas, il se contenta de reculer et fermer les lèvres pour protéger la précieuse pitance qui devait me nourrir. Aussitôt il se leva, colla sa bouche à la mienne et me donna ce qui m’avait été interdit si longtemps. Il recommença l’opération le nombre de fois qu’il fallut pour me rassasier. Ayant mangé plus que nécessaire il lui en restait suffisamment pour qu’il ne passe pas faim. Nos geôliers avait assisté à toute la scène avec une humeur de plus en plus mauvaise. Manifestement ils ne s’attendaient pas à une telle solution et nous allions payer notre ingéniosité.
Ils nous sortirent l’un après l’autre de la cellule pour nous installer sur le sling qui ornait la pièce à coté et nous pénétrèrent violement des deux cotés, s’enfonçant autant que possible dans nos gosier à la recherche du moment que nous allions rendre tout ce que nous avions avalé. Mais nous étions passé experts dans l’art de ce que l’on nomme gorge profonde et si Alexandre avait régurgité la nourriture c’est parce qu’il le cherchait. Ils ne réussirent pas à nous faire vomir. Ils jouirent alors de nos corps et les maltraitèrent mais ça n’avait plus d’importance puisque nous avions l’estomac plein.
Le lendemain, le même cinéma recommença. Sur la table il y avait cette fois de la purée avec des saucisses de Strasbourg. Ils nous mirent des baillons cadenassés derrière le cou puis libérèrent les mains et les chaînes pour nous permettre d’atteindre la table chargée de nourriture que nous ne pouvions plus avaler. Devant notre air interrogatif ils nous expliquèrent que nous devions rapporter la nourriture dans la cellule.
- Bien sur vous n’avez droit qu’à un voyage, précisèrent-ils.
Une fois dans la cellule ils nous retireraient les baillons et nous pourrions manger tout ce que nous y aurions apporté. Alexandre et moi nous comprîmes alors la présence du spéculum depuis la première séance de cette nouvelle forme de torture.
Ce fut lui qui se prêta en premier à l’opération. Il s’installa sur le sling et j’approchai le spéculum de son fondement. Je le vis grimacer, malgré l’expérience, lorsque j’écartai les lames de l’appareil. Lorsque son rectum me parut suffisamment ouvert je saisis à pleine main les saucisses et la purée et les lui enfonçai dans les intestins. Je cessai quand j’eus vidé la moitié du plat et nous échangeâmes nos positions. Être ainsi empli par cette nourriture encore tiède était étrange mais pas désagréable. J’avais la sensation inverse de celle que l'on a quand on défèque. Au lieu de me vider je me remplissais. Je savais que je n’aurai pas à garder cella très longtemps et que bientôt j’aurai à l’avaler. Malgré moi je bandais.
Notre délivrance fut retardée par nos bourreaux. L’un après l’autre ils nous replacèrent sur le sling pour limer notre cul s’enfonçant dans la purée dont nous allions devoir nous sustenter.
- Je rajoute ma sauce, plaisantaient-ils.
- Petite touche maison.
- Vous allez vous régaler mes salauds.
Nous avions de grandes difficultés à garder le tout dans notre intérieur, la nature est ainsi faite que ce qui encombre nos intestins cherche à sortir tout seul. Ils manipulaient notre joystick intégré tout en ramonant notre intérieur au point qu'ils me firent lâcher la purée (pas celle que j'avais dans les tripes) au moment où ils mettaient la touche finale à notre plat.
De retour dans la cellule ils nous attachèrent à nouveau les mains dans le dos, puis, alors qu’un nous retirait les baillons, l’autre se saisit du tuyau qui leur servait à nettoyer sous pression la cellule et nos corps et se préparait à l’utiliser si nous laissions tomber la nourriture sur le sol. La seule façon de l’en empêcher était de nous nourrir mutuellement directement de l’intestin à la bouche. C'est à ce spectacle qu'ils souhaitaient assister. Je m’allongeai donc sur le sol et Alexandre s’accroupit au dessus de moi. Je lui demandai de pousser lentement.
- Ou plutôt essaie de ne pas pousser, laisse descendre tout seul, comme ça j’aurai le temps de manger.
Ce qu’il fit. Et que je fis après avoir échangé nos places. Il lâcha lentement la purée garnie de saucisses que j’avalai goulument, tiraillé par la faim, je ne remarquai même pas qu’elle avait pris un gout étrange, ou plutôt je fis tout pour ne pas y penser. A cette vue nos bourreaux bandaient à nouveau. Ils avaient enfin ce qu’ils voulaient depuis plusieurs jours.
Depuis ce jour nous fumes nourris ainsi.
***
Le printemps commençait à se faire sentir. La lumière qui entrait par le petit vasistas était un peu plus forte et en se faisant la courte échelle on pouvait apercevoir de plus en plus de touffes d’herbes qui émergeaient de la neige. Les jours faisaient suite aux jours, les semaines aux semaines. Nos orifices étaient régulièrement utilisés, ensemble ou séparément. Des tortures plus ou moins raffinées nous étaient infligées de temps à autre. Nous n’étions sortis de notre cellule que pour servir sexuellement ou pour emplir nos intestins de ce qui allait nous nourrir. Comme toilette nous avions un jet sous pression qui décollait notre crasse du corps et qui balayait les excréments du sol jusqu’à une petite évacuation dans un coin de la cellule.
Notre moral et nos espoirs étaient au plus bas ; nous n’arrivions plus à nous consoler et à croire qu’un jour la libération arriverait quand il y eut soudain une grande agitation. Les deux bourreaux accoururent un peu paniqués dans notre cellule. Après avoir tendu la chaine qui nous immobilisait contre les murs ils vinrent m’attacher les mains dans le dos.
- Où est le scotch ?
- Merde, je l’ai oublié.
- Putain, c’est pas le moment.
- J’y vais, attache l’autre entre temps.
Pendant qu’un tortionnaire repartait à l’assaut des escaliers en courant l’autre s’activa à lier les poignets d’Alexandre. Il en était aux chevilles lorsque l'autre déboula avec un rouleau de scotch large, comme celui utilisé pour fermer les cartons de déménagement. Quand il s'approcha de moi je me débattis, je ne voulais pas lui faciliter la tâche. Il appela son collègue à la rescousse et ils n'eurent aucun mal à m'immobiliser.
- Faudrait quelque chose dans sa bouche.
- Je reviens.
A mi-chemin des escaliers il fit demi-tour et alla ramasser une grande poignée de merde là où nous faisions nos besoins. Leurs doigts plantés entre mes molaires brisèrent facilement ma résistance et j'ouvris malgré moi la bouche qu’ils remplirent tant que quelque chose pouvait y tenir, puis ils firent plusieurs tours de ma tête avec le scotch emprisonnant le tout à l'intérieur. Ils parachevèrent leur travail en me saucissonnant le corps de corde et m’abandonnant au sol. Puis, après s’être occupé ainsi de moi, ils se retournèrent vers Alexandre. Lui non plus ne leur facilita pas le travail mais il ne put rien faire pour les arrêter. Je craignais qu’il ne puisse s’empêcher de vomir ce qui serait fatal pour lui. Ceci me fit un peu oublier que j’avais la même matière immonde dans la bouche. C’est alors qu’on entendit un bruit de moteur venant de l’extérieur. Ils n’avaient plus assez de temps.
- Va te laver les mains, je vais voir ce qu’il veut.
Et ils disparurent tous les deux.
Les roues crissèrent sur les graviers de l’allée. Le moteur fut coupé. La porte de l’engin et celle de la maison s’ouvrirent presque en même temps et une conversation dans une langue que je ne connaissais pas débuta. Il me semblait que ce devait être de l’Allemand et je compris que l’individu était de la police ou quelque chose de ressemblant. Le ton de la voix d’un de nos bourreaux me paraissait inquiet. Il cherchait à gagner du temps ou à faire repartir l’intrus, mais en vain puisque les pas de dirigèrent bientôt vers la maison où il pénétra. Il venait certainement pour nous et peu importait que ce ne soit pas le cas, nous devions tout faire pour attirer son attention mais notre liberté de mouvement était sérieusement limitée. Ils n’avaient pas eu le temps de finir de saucissonner Alexandre et il réussit à détendre ses liens et à se redresser pour attraper la chaine qu’il se mit à secouer avec l’énergie d’un condamné. Pour l’aider je me résolus à avaler ce qui obstruait ma bouche et je me mis alors à gémir aussi fort que je pus mais peu de sons s’échappèrent de ma gorge. Tout ce que nous réussîmes à faire fut d’attirer l’attention des bourreaux dont un d’eux descendit l’escalier, prétendant aller préparer un thé, pour nous réduire au silence. Il s’occupa d’abord d’Alexandre qui faisait bien plus de boucan que moi avec ses chaines. Il se planta, jambes écartées, pieds bien plantés au sol, devant Alexandre qui le bravait en continuant plus fort que jamais à secouer les chaines et lui décocha, au moment qu’Alexandre s’y attendait le moins, un coup de pied dans les parties qu’il ne réussit pas à éviter. Alors qu’il se tordait de douleur au sol, avec le rouleau de scotch il lui immobilisa progressivement tous les membres, depuis les chevilles jusqu’au coudes en passant par les genoux et les cuisses. Puis il me toisa méchamment en réfléchissant au meilleur moyen de me faire taire. Apres un instant il alla chercher un coussin qui trainait dans la pièce attenante. C’était un confort auquel je n’avais pas gouté depuis longtemps mais le coussin n’était pas destiné à mon postérieur, la salaud vint me le fixer sur le visage à grands renforts de scotch. Les sons que je produisais étaient irrémédiablement étouffés mais je ne pouvais plus reprendre mon souffle. Il repartit me laissant ainsi m’étouffer lentement. Si personne ne revenait rapidement ils retrouveraient un cadavre à leur retour. Et personne ne revenait. Je paniquai tout à coup, je sentis ma mort toute proche et je perdis espoir d’y échapper. Je ruai tant que je pouvais tentant de donner l’alerte, j’entendais Alexandre sangloter sentant venir le moment fatal. Heureusement mes soubresauts ne furent pas vains, le frottement contre le sol déplaça insensiblement le coussin mais suffisamment pour qu’un maigre filet d’air arrive à mes poumons.
Là haut la discussion continuait animée. J’entendis les pas passer de pièce en pièce. Je supposai que l’intrus avait trouvé un moyen pour visiter la maison et qu’il allait nous découvrir et nous libérer. D'autres pas descendirent l’escalier de la cave. C’était un bourreau qui, équipé d’un énorme couteau de cuisine, était venu se poster à l’entrée de la pièce attenante à notre cellule. Quelques instants après des pas indiquèrent que deux autres individus entamaient la descente de l’escalier. L’homme au couteau se prépara. Une radio grésilla tout à coup. L’intrus y répondit puis ses pas se dirigèrent rapidement vers la sortie, la porte s’ouvrit, après une courte salutation, on marcha sur le gravier, la voiture démarra et repartit nous laissant à notre désespoir.
Nos bourreaux revenaient. Ils n’avaient certainement pas beaucoup apprécié notre remue ménage et allaient nous le faire payer cher. Ils se saisirent chacun d’un de nous et nous trainèrent par les pieds jusqu’à la salle de tortures. Notre dos fut râpé par le sol de ciment puis se remplit d’échardes lorsque nous arrivâmes au rez-de-chaussée. Ils n’avaient qu’un seul portique, ils nous y attachèrent face à face les membres en crois et en extension maximum, les pieds ne touchant plus le sol. Malgré ma terreur, le contact sensuel avec l’épiderme d’Alexandre me rassurait et m’excitait. Mon membre n’y était pas insensible et quand je sentis des palpitations dans celui de mon amour je bandai instantanément. Ils ne nous avaient pas encore retiré les baillons sinon j’aurai embrassé Alexandre avec la passion la plus brulante que les coups de fouet qui lacéraient nos dos ne pouvaient éteindre. Celui qui s'acharnait derrière moi se rapprocha et décocha un coup de pieds entre nos cuisses écartés écrasant nos couilles qui pendaient, vulnérables à merci. Je me serais tordu de douleur si je n'avais autant été écartelé sur le portique. Les lanières du fouet recommencèrent leur travail et s'abattirent pendant de longues minutes même après que le sang coule, puis ils se déshabillèrent et nous prirent sans ménagement ni préparation. Leurs coups de boutoir se répercutaient sur nos membres qui se frottant l’un l’autre nous donnaient beaucoup de plaisir après la torture que nous venions de subir. L’émission de sperme couronna notre jouissance à la grande fureur de nos bourreaux qui voulaient nous punir et non nous faire jouir même si eux s’étaient également épanchés dans nos fondements.
Ils se retirèrent à quelques mètres pour disserter entre eux. Ils nous contemplaient, écartelés ainsi sans aucun support. Notre respiration était très pénible et fatigante, je compris quel était le supplice des crucifiés. Eux devisaient sur ce qu’ils allaient nous faire. Dans leur visage, l’air perplexe de leurs yeux se muait parfois en une expression d’une perversité infinie puis s’éteignaient alors que leur discussion reprenait de plus belle. Puis tout à coup leur figure s’éclaira d’un sourire éminemment sadique et effrayant, ils avaient trouvé notre futur supplice pour notre plus grand malheur.
Ils détachèrent Alexandre qui, cassé par les tortures qui avaient précédé, ne se rebella même pas. Nous savions tous deux que c’était inutile. Le contact chaud de sa peau me manqua immédiatement. Ils lui enserrèrent le membre, vit et couilles, dans un collier métallique, étroit et serré, équipé d’un anneau sur le coté ; à l’anneau ils cadenassèrent une chaine reliée à un autre anneau scellé dans le mur de la pièce. Il était ainsi prisonnier par son sexe. Enfin ils s’éloignèrent pour s’occuper de moi. Alexandre se hâta d’arracher le ruban adhésif qui le bâillonnait et vomir les excréments qu’il avait encore dans la bouche. Puis il les insulta. Eux rigolaient.
Ils me détachèrent pour me rattacher tout de suite après, allongé sur le sol, les poignets et les chevilles reliées ensemble dans mon dos, jambes bien pliées, talons touchant les fesses. Je les laissai faire sachant que je ne pourrai que les retarder en me débattant mais qu'ils arriveraient malgré tout à leur but. Ils enfermèrent ensuite mes couilles dans une sorte de parachute en cuir fermé par une courroie et équipé de courtes chainettes, laissant mon membre hors du dispositif. Après s'être assuré de la solidité du dispositif et tirant, douloureusement pour mes couilles, dessus, je les vis avec effroi manœuvrer le treuil pour l’amener au dessus de moi et relier les chainettes au crochet. Ils l’actionnèrent tendant tout d’abord le câble qui soulevait le crochet, puis tirant impitoyablement mes bourses, m'obligeant à décoller les fesses du sol en me cambrant pour tenter de diminuer ou du moins de retarder le douloureux étirement qui me faisait craindre l’arrachement de mes bijoux. Le treuil fonctionnait encore à vitesse réduite. Mes genoux décollèrent du sol dans une immense souffrance. J'avais encore les orteils au sol mais ils n’y restèrent que quelques secondes de plus et je ne reposai plus que par les épaules. La douleur était insupportable et je ne savais par quel miracle mes couilles restaient attachées à mon corps. Le treuil n'était pas arrêté et le supplice augmentât encore, comment étais-ce possible ?, quand mes épaules décollèrent à leur tour. La tête basculée au maximum en arrière je cherchais à garder le contact avec le sol. Mais ça ne dura pas bien longtemps. Le sommet de mon crane décolla enfin dans une douleur inimaginable pour celui qui ne l’a pas connu et indescriptible avec les mots de notre langue. La nausée et l’étourdissement me vint. A la limite de l’évanouissement je vomis. J’avais toujours le scotch qui me bâillonnait, ma bouche se remplit de sucs gastriques qui ne trouvant pas d’issue s’évacuèrent par le nez. J’allais mourir étouffé par mes régurgitations. J’allais laisser Alexandre seul entre les mains de ces monstres. S’apercevant de ma détresse ils arrachèrent le bâillon et je pus vomir tout mon saoul. Mon supplice allait donc continuer. Ils ne voulaient pas écourter leur plaisir par ma mort trop tôt hâtive. A mon grand étonnement mes bourses résistaient, certainement grâce à mon très faible poids puisque j’avais énormément maigri depuis que j’étais séquestré ici, et je continuais de m’élever. Ils arrêtèrent le moteur lorsque je fus à environ un mètre du sol. Je ne m’étais pas évanoui malgré la douleur immense. Un des bourreaux se saisit d’une poignée de pinces à linge puis se plaça devant ma tête et la poussa en arrière, je ne résistai pas pour ne pas accroitre la tension sur mes bourses, il força mes mâchoires que j’ouvris docilement et il s’introduisit son membre flaccide dans ma bouche et se mit à pisser. L’urine frappait le fond de ma gorge et ressortait m’inondant le visage, me privant de respiration et m’aveuglant. L’autre revenait avec trois grands jerricans vides de trente litres qu’il accrocha sous moi à mes chevilles. Comme ils touchaient le sol ils manœuvrèrent le moteur du treuil pour m’élever encore. L’autre plaça une plateforme devant ma tête pour revenir enfoncer son pieu dans ma bouche. Dans l’ouverture d’un jerrican l’autre glissa un tuyau souple qui laissait couler un filet d’eau. Le réservoir allait se remplir augmentant progressivement le poids qui serait supporté par mes couilles jusqu’à ce que mon dos se brisât ou que mes couilles s’arrachassent. Si elles supportaient péniblement mon poids, elles ne pourraient supporter quatre-vingt dix kilos de plus. Le second jerrican serait rempli si le premier ne suffisait pas, puis le troisième. Celui dans ma bouche donnait de petits coups de reins qui générèrent un mouvement de balancier à mon corps. Il bandait totalement désormais et il n’avait plus besoin de bouger, en pendulant pendu par mes couilles il rentrait jusqu’à la garde puis ressortait jusqu’au grand sans rien faire jusqu’à déverser son foutre dans la gorge.
Ils approchèrent ensuite d’Alexandre une table roulante avec le grand couteau de cuisine qui avait failli servir contre l’intrus.
- Pour soulager ton copain, le bouton blanc, lui dirent-ils et ils s’éloignèrent.
Alexandre se saisit du couteau et leur jeta avec une rage infinie. Mais quand on n’est pas bien calme on ne vise pas bien. Le couteau alla se ficher dans le mur.
- Ainsi tu veux le laisser pendre comme ça ? On a pas l’intention de le redescendre.
- Ni de couper l’eau, ajouta l’autre.
Alexandre pleura, implora, gémit, me mit à genoux. Eux ne bougeaient pas. Ils s’étaient installés dans un canapé moisi et se branlaient en regardant le jerrican se remplir. J’étais fou de douleur, je n’allai pas supporter ça très longtemps encore et j’en mourrais même si mes couilles résistaient. On ne peut pas vivre en souffrant autant.
Quand le premier jerrican déborda, j’avais encore ma conscience mais je ne pouvais plus réfléchir à rien, toute ma pensée était absorbée par mes couilles qui allaient s’arracher d’un instant à l’autre. Un plaça le tuyau dans l’ouverture du deuxième jerrican. L’autre déficha le couteau du mur et, sans dire un mot, le reposa sur la table roulante proche d’Alexandre.
Alexandre s’en saisit, il n'avait plus le temps de tergiverser, résigné il l’approcha de ses bijoux pour les trancher. Dans un éclair de lucidité je pus lui crier de ne pas le faire mais mes mots ne furent pas entendus. J’en oubliais ma souffrance physique, je préférais mourir pour le préserver, mais je n’étais pas maitre du bras d’Alexandre. Le couteau s’abattit. Le membre ne fut pas tranché. L’entaille, bien que sérieuse, n’était pas suffisante. Le sang gicla avec force et Alexandre s’écroula sans connaissance.
- T’as pas de chance, plaisantèrent-ils. En plus qu’il perd sa bite il va même pas te sauver.
Et ils rigolaient en se branlant de plus belle. Alexandre revint à lui et, s’apercevant des dégâts, hurla son désespoir. Il reprit le couteau mais n’avait plus la force de faire le mouvement définitif pour s’amputer, ses membres tremblaient et ses yeux étaient inondés de larmes. Enfin il y arriva et dans un ultime mouvement fatal détacha définitivement et irrémédiablement ce que j’adorais tant chez lui. Il perdit connaissance à nouveau. Les bourreaux déversèrent leur semence. Satisfaits du spectacle, ils allèrent lui panser la plaie. Un se saisit du membre coupé, s’approcha de moi, me fit ouvrir la bouche et il y enfonça cette partie d’Alexandre que j’avais tant de fois prise en bouche avec un si grand plaisir et qu’aujourd’hui on me l’y mettait dans un déchirement de mon cœur dont la douleur dépassait et occultait cette de mes couilles. Il me bâillonna à nouveau emprisonnant ce morceau d’Alexandre dans ma bouche. Puis ils chargèrent Alexandre inerte pour le transporter vers le sous-sol me laissant toujours pendu, le jerrican se remplissant encore.
- Il aurait du venir appuyer sur le bouton avant de s’évanouir, dirent-ils, dans un éclat de rire, en partant. Puisqu’Alexandre n’avait pu actionner le treuil, me laisseraient-ils pendre jusqu’à mort s’en suive ?
D’où sortirent-ils à leur retour ce grand moment de compassion ? Ils me firent redescendre. Les jerricans posèrent d’abord sur le sol me soulageant d’une cinquantaine de kilos au bas mot, puis je touchai terre enfin et je perdis à mon tour connaissance.
***
Je revins à moi dans la cage où nous avions été enfermés en arrivant dans cette maison de l’horreur. J’avais toujours les mains attachées dans le dos, et la bouche bâillonnée remplie d’un morceau d’Alexandre. Alexandre était dans la cage voisine mais suffisamment éloignée de la mienne pour qu’on ne puisse même pas se toucher du bout des doigts si on avait pu tendre nos bras le plus possible entre les barreaux. Quelques heures plus tard ils vinrent nous placer un plug gonflable, profondément enfoncé dans nos fondements, maintenus par un harnais de cuir cadenassé pour qu'on ne les expulse pas. Ils remplirent d’air ces bouchons et nous abandonnèrent. On ne pouvait plus déféquer. Nous allions certainement nous remplir jusqu’à exploser. Ce nouveau jeu occasionnerait beaucoup d’épanchements de semence de la part de nos bourreaux.
Nous passâmes plusieurs jours ainsi. Nous étions nourris par nos tortionnaires qui ne nous détachèrent pas les mains. Nous aurions pu refuser de manger mais on n’avait plus la force de nous rebeller. La blessure d’Alexandre était soignée et pansée quotidiennement, preuve qu’ils voulaient continuer à user de nous longtemps.
Puis arriva cette journée terrifiante qui commença par l’application sur nos visages d’un tampon de chloroforme.
Les effets du sédatif commençaient à se dissiper alors que ces monstres finissaient de m’attacher sur une grande planche munie d’une multitude d’anneaux. Ils m’avaient déjà immobilisé à l’aide de sangles qu’ils passaient dans les anneaux et mis un bâillon muni d’un tube inséré profondément entre les dents afin de m’interdire de refermer la bouche. Pour rentre ce dispositif étanche ils m’entourèrent la tête de plusieurs tours de ruban adhésif, fermant tous mes orifices à l’excusions de mes yeux. Voulaient-ils pouvoir lire ma terreur dans mon regard ou voulaient-ils l’augmenter par le spectacle de ce qui se passait ? Ils me placèrent des cales de chaque coté de ma tête, bien serrées, m’empêchant de la tourner vers la droite ou la gauche. Avec la sangle qui me prit prend le front et celle qui passait dans mon cou j’avais la tête impitoyablement immobilisée. Ils se saisirent ensuite de la baignoire en plexiglas transparent et l’installèrent au dessus de moi, l’évacuation connectée au tube qui me rentrait dans la bouche.
Quand à Alexandre, il était suspendu dans un harnais qui lui serrait tout le corps, accroché au treuil par des chaînes, le cathéter inséré dans son urètre pendait entre ses jambes, maintenu par les pansements. Nous voyant éveillés tous les deux, dans un éclat de rire, ils dirent à Alexandre :
- Tu vois comme c’est ingénieux. Ton amoureux ne peut que respirer par la bouche puisque je lui ai bouché le nez. S’il veut vivre il devra s’efforcer de laisser le tube vide. Comment ? A lui de découvrir !
Alexandre était équipé du même bâillon que moi. Nous avions toujours ces plugs enfoncés dans nos fondement depuis bientôt trois jours alors que les excréments se faisaient de plus en plus pressants et volumineux dans nos trippes, voulant sortir mais ne le pouvant. Les connaissant maintenant relativement bien nous savions tous les deux leurs intentions et nous ne nous faisions aucun espoir. Les assassins se saisirent d’Alexandre et le firent glisser sur le rail du plafond pour le placer au dessus de la baignoire. Ils se saisirent d’un grand entonnoir se terminant par un tuyau flexible pour le fixer au tube qui pénétrait sa bouche. Ils accrochèrent l’entonnoir à la chaine du treuil au dessus de moi pour l’éviter de verser puis ils allèrent chercher deux canettes de bière.
- Tu vois qu’on te gâte ? On t’a pris la meilleure. Me dirent-ils en me montrant la marque sur les canettes qu’ils ouvrirent successivement pour les verser dans l’entonnoir. Alexandre ne voulait pas avaler mais il ne put s’en empêcher. La bière envahit sa bouche et s’enfonça dans sa gorge, il but malgré lui. Il savait que bientôt ce liquide allait remplir sa vessie et qu’il lui serait très difficile de se retenir et il savait que tout ce qu’il lâcherait dans la baignoire serait un danger mortel pour moi.
Un de nos tortionnaires défit la sangle qui maintenait en place le plug qui empêchait Alexandre de déféquer mais il était désormais hors de question qu’il vidât ses trippes, si du moins il réussissait à se retenir. Mais pour combien de temps ? Leur machiavélisme était total. Ils ne voulaient pas nous tuer mais ils voulaient que l’un de nous tue l’autre non pas intentionnellement mais parce qu’il n’aurait pas pu faire autrement. Ils placèrent une plateforme derrière Alexandre et l’un deux, nu et en totale érection, grimpa dessus pour positionner sa bite au niveau du cul d’Alexandre et le pénétrer sans préparation, s’enfonçant dans sa merde. Tous ces préparatifs l’avaient excité à un tel point qu’il ne tarda pas à joui mais il ne se retira pas pour autant, restant enfoncé jusqu’à la garde. Après un court instant Alexandre sentit une chaleur l’envahir et son ventre gonfler. Alors il comprit que l’autre pissait dans ses trippes. Le flot dura et dura encore, il se vida la vessie pendant de longues minutes, emplissant les trippes qui étaient déjà distendues par les excréments qu’il n’avait pu expulser depuis trois jours et compromettant dramatiquement ses possibilités pour continuer à se retenir. Je me dis alors que mes dernières heures avaient sonné. Alexandre pensait de même et éclata en sanglots.
- Ton amoureux va rester là-dessous pendant au moins vingt quatre heures, il ne tient qu’à toi qu’il y survive.
Le salaud se retira du fondement d’Alexandre qui ne put s’empêcher une fuite qui coulait le long de ses jambes, goutait dans la baignoire puis faisait un petit ruisseau qui se dirigeait impitoyablement vers l’évacuation et ma bouche. Il serrait désespérément les fesses, meurtries par le pieu qui venait d’en ressortir, pour tarir cet écoulement et il n’y réussit qu’au bout de longues secondes. Il ne savait pas combien de temps il allait pouvoir les garder serrées.
Assassin ouvrit une troisième canette et la vida dans l’entonnoir.
- Quand à toi, tu ne mourras pas de soif. Je viendrai régulièrement te donner à boire.
Il descendit de la plateforme et s’installa dans le canapé moisi où l’attendait son acolyte en érection pour admirer leur œuvre macabre. Pendant que le postérieur d’Alexandre subissait les assauts d’un des tortionnaires, l’autre avait installé un astucieux système de caméras reliées à deux écrans devant leur canapé pour ne rater aucun détail. Une caméra filmait le visage crispé d’Alexandre et leur permettait de suivre en direct ses efforts surhumains. L’autre filmait en gros plan le tuyau d’évacuation qui me rentrait dans la bouche. Ils purent ainsi contempler le filet brun qui se déversait dans ma gorge, me voir déglutir et avaler. Celui qui n’avait pas encore joui, à ce moment là, fut à deux doigts d’exploser en geyser.
Il ne se passa pas longtemps que la poussée sur les sphincters d’Alexandre devienne intolérable et il comprit que dans peu de temps il ne pourrait plus rien retenir, d’autant plus que sa vessie se gonflait elle aussi impitoyablement. Etait-il encore temps de faire baisser la pression en expulsant une partie tout en en contrôlant le débit ? Chose qu’il ne pourrait faire si la pression faisait sauter toutes les vannes. Si je recevais la matière en petites quantités j’avais plus de chances de pouvoir l’avaler et de ne pas mourir noyé dedans, alors que si les digues se rompaient et que tout était expulsé d’un coup malgré ses efforts, Alexandre était certain que je ne pourrai tout avaler avant de manquer d’air. C’était du moins la réflexion qu’Alexandre se faisait lorsqu’il se décida à éjecter un peu des excréments et de l’urine qui emplissaient ses trippes. Il espérait seulement pouvoir en contrôler le débit.
Une peur panique l’envahit au moment de desserrer un peu ses sphincters, car la pression étant énorme sur eux, il sentit, au comble du désespoir, qu’il allait se vider complètement sans pouvoir stopper le flot me condamnant irrémédiablement à une mort atroce. Dans un effort surhumain il réussit à resserrer les muscles et à arrêter les cataractes qui se répandaient de ses trippes mais un rapide coup d’œil au fond de la baignoire lui révéla l’étendue des dégâts. Il avait du relâcher d’un coup plus d’un litre de liquide brun et nauséabond accompagné de gros morceaux et tout ceci se déversait dans ma bouche. De mon coté, je ne pouvais juger de la quantité et j’eus juste le temps de prendre une forte inspiration avant que d’être submergé. Sur le canapé, les tortionnaires virent le tuyau se remplir jusqu’à déborder de plusieurs centimètres au fond de la baignoire et ils se masturbaient frénétiquement.
Je ne perdis par de temps et je m’activai à avaler le plus rapidement que je pouvais. Sur l’écran on voyait ma glotte monter et descendre à un rythme effréné. J’étais proche de la panique et m’y rapprochais à mesure que le temps passait et que mon besoin d’oxygène augmentait. La baignoire se vidait et j’eus l’espoir de réussir avant de manquer d’air me soulage mais il fut de courte durée. Il y eut un morceau plus gros que les autres qui surnageait, et je constatai au comble du désespoir qu’il est trop gros pour passer par le tuyau. Effectivement, lorsque je réussis à avaler les dernières gorgées le morceau se posa délicatement sur l’ouverture et l’obstrua funestement.
Les vannes de ma panique étaient ouvertes. J’avais besoin d’air et rien n’arrivait. Je me débattis violemment mais vainement dans mes liens. Alexandre me voyait et était accablé. Il ne pouvait m’aider, suspendu à une dizaine de centimètres du fond de la baignoire. Je tirai désespérément sur les sangles qui résistaient. Je tentai enfin une dernière manœuvre en expirant vivement l’air qui me restait dans les poumons espérant ainsi dégager le tuyau. Le morceau se souleva de quelques centimètres sous l’effet du souffle, retomba à coté de l’ouverture mais, aidé par sa forme sphérique, roula impitoyablement et revint colmater le passage. Il y eut, venant du canapé à ce moment là, simultanément les soupirs puissants de deux orgasmes prodigieux.
Je n’avais pu que prendre un tout petit peu d’air avant que la boule vienne m’interdire de respirer à nouveau. Je tirai désespérément sur mes liens même si je savais que ça ne servait à rien. Je retentai la manœuvre en expulsant le peu d’air qui me restait mais cette fois ci l’amas se leva à peine, juste pour laisser mon souffle sortir, et retomba aspiré par mes poumons qui réclamaient l’oxygène. Je commençais déjà à me sentir partir, un voile noir descendait devant mes yeux et la brulure du manque d'oxygène cessa, mes membres n'avaient plus de force. Alexandre était effondré croyant m’avoir tué eu ne put se retenir, des flots de larmes envahirent ses yeux au point qu’il ne vit pas un des tortionnaires se lever et venir pousser l’amas d’excréments sur le coté, laissant enfin l’air s’engouffrer dans mes poumons. Il me sauvait la vie in extremis afin de pouvoir me tourmenter encore plus longtemps.
- C’est trop tôt, dit-il à Alexandre. C’est pas marrant s’il meurt maintenant. J’aime trop m’amuser avec vous deux.
L'air s'engouffra avec force dans mes poumons. Un élan, bien mal placé, de compassion envers l’assassin me submergea pour m’avoir épargné temporairement. Je reprenais péniblement mon souffle et mes fonctions vitales renaissaient. Au bout d’un court moment l’assassin tassa le morceau de merde à travers du tube afin de le faire passer dans ma bouche et je me résignai à l’avaler sous son regard satisfait. Puis il alla se rassoir à cote de son acolyte qui se releva presque aussitôt pour aller chercher deux canettes de bière à vider dans l’entonnoir d’Alexandre avant de retourner au canapé lui aussi pour continuer à profiter du spectacle.
La pression dans les entrailles d’Alexandre avait diminué un peu mais elle était à son summum dans sa vessie. Il savait désormais que si elle dépassait un certain niveau il ne pourrait plus contrôler les vannes lorsqu’elles s’ouvriraient. Il se résolut dont à la faire baisser en pissant lentement espérant que je pourrai la boire malgré le fait que j’avais du avaler l’énorme quantité sortant de ses trippes l’instant d’avant.
Il réduisit le flot au maximum pour me laisser le temps de boire, sans pousser sur sa vessie, juste en détendant sa prostate, un mince filet d’urine coulait du bout du cathéter, mais son idée était en fait une très mauvaise idée. Les assassins l’avaient bien compris, eux qui bandèrent à nouveau intensément. Tant que le liquide coulait, même lentement, dans ma bouche, je ne pouvais pas respirer. Il aurait mieux valu qu’Alexandre pissat fort d’un coup et qu’il arrêtât immédiatement après pour me laisser le temps d’avaler avant de reprendre de l’air. Au lieu de ça, j’étais obligé d’avaler sans cesse et sans pouvoir respirer. Alexandre ne le comprenait pas et il continuait à son rythme lent et désastreux. Étant donné la quantité qui s’était accumulé dans sa vessie ça dura de longues minutes. Si au début j’arrivais à avaler au rythme imposé par Alexandre, j’avais de plus en plus de difficulté à mesure que mon ventre s’emplissait et que l’air me manquait. Au bout d’une éternité le liquide s’amassait dangereusement dans le tuyau jusqu’à déborder au fond de la baignoire sans que j’aie le temps d’avaler. Je manquais d’air et j’expulsai celui que j’avais dans les poumons afin de tenir l’apnée quelques secondes de plus. Alexandre ne savait pas que j’étais au bord de l’asphyxie et il continuait à pisser lentement. Quand allait-il comprendre que j’allais me noyer ? Bientôt je ne pus faire autrement que d‘inspirer mais le tuyau débordant d’urine, ce n’est pas de l’air que j’inspirai. Le tuyau se vida instantanément et douloureusement dans mes poumons et j’explosai dans une brulante quinte de toux monstrueuse. Alexandre, comprenant son erreur, stoppa immédiatement de pisser, mais l’urine qui ruisselait au fond de la baignoire continua sa descente vers mes poumons et je m’étranglai doublement à l’inspiration rauque suivante dont le son fut abominable. Sur le canapé, à ce spectacle, le foutre fut à nouveau répandu pour la troisième fois en moins de trente minutes.
Je me sentais mourir noyé, tué par l’urine de mon ami et amoureux. Je ruai dans les sangles, tétanisé par une douleur inhumaine, puis retombai inerte. Je l’ai tué, se dit Alexandre. Quelques longues secondes, qui lui paraissaient des siècles, après je revins à moi dans une déflagration de toux au son épouvantable. Je voyais l’urine remonter dans le tuyau à chaque quinte mais elle y retombait impitoyablement comme si son but était de m’achever. Petit à petit je réussissais à en boire une partie, qui n’allait pas repartir vers mes poumons, et ainsi progressivement je les dégageai du liquide fatal.
Deux nouvelles canettes de bière furent versées à nouveau dans l’entonnoir, j’en avais perdu le compte mais ça devait bientôt approcher les dix. Et toute cette bière allait bien ressortir vers ma bouche.
Alexandre se disait qu’il avait failli me tuer par deux fois déjà depuis que j’étais sous cette baignoire. La tension, un instant soulagée, était à nouveau énorme aussi bien dans ses trippes que dans sa vessie alors il bandait ses muscles autant qu’il le pouvait pour me laisser le temps de reprendre des forces. Ma toux se calmait progressivement et Alexandre se résolut alors à relâcher un peu d’urine, mais il avait retenu la leçon. Il pissa un coup et arrêtât jusqu’à m’entendre reprendre mon souffle. Puis il recommença.
Les monstres comprirent que le meilleur du spectacle était passé et que désormais on allait gérer cette situation désespérée. Ils avaient déjà joui, trois fois pour l’un, deux pour l’autre, alors ils se levèrent et après avoir versé deux nouvelles canettes dans l’entonnoir, un monta sur la plateforme derrière Alexandre et le pénétra péniblement de son membre à moitié flaccide. Il n’avait pas l’érection qu’il affichait tout à l’heure mais qu’importe puisque son but n’était que de pisser. Lui aussi avait bu plusieurs bières alors il se soulagea dans les trippes, lui donnant le second lavement à l’urine de la journée, sachant que tout ce qui irait dans son ventre finirait dans la baignoire et qu’il serait ainsi d’autant plus pénible à Alexandre de se retenir. Il s’assit ensuite sur le rebord de la baignoire, les fesses en porte-à-faux au dessus de l’évacuation et commença à pousser. Un long cigare brun pointa dans son cul et se déploya pendant au moins une trentaine de centimètres avant de se détacher et de s’abimer sur le plexiglas. Délicatement avec les doigts il l’enfonça dans l’ouverture jusque dans ma bouche. J’étais au-delà de la limite de la nausée et je devais faire des efforts surhumains pour ne pas vomir. Tout le cigare y passa et j’avalai car je ne pouvais rien faire de plus. Je devais garder le tuyau libre pour l’air.
- A moi maintenant, je vais lui rincer la bouche, dit l’autre en se positionnant pour pisser dans la baignoire.
- Arrête ! T’es con. Quand je bouffe du chocolat je veux pas me rincer la bouche pour garder le gout, répondit l’autre, et ils partirent tous les deux d’un fou rire qu’ils ne pouvaient stopper.
Ils nous quittèrent en continuant à se marrer. Alexandre ne pouvait continuer sa technique car il avait peur qu’en poussant il ne puisse retenir le contenu de ses intestins, mais il laissait couler puis stoppait ainsi de suite jusqu’à avoir bien soulagé sa vessie. C’était la première fois depuis qu’il était ainsi suspendu qu’il était soulagé de ce coté là, pour peu de temps. Le fait que je doive tout avaler le mortifiait mais il était doublement mortifié maintenant qu’il devait soulager ses trippes. Il tenta la même technique, laisser couler, en espérant ne pas expulser de gros morceaux susceptibles de boucher le tuyau par lequel je respirais. Ce qui en sortit fut une bouillie épaisse, marron foncé et d’une odeur épouvantable qui reste accrochée au fond de la baignoire, au moins je n’aurai pas à avaler ça. Uniquement l’urine de l’assassin, d’un brun dégoutant, coulait jusqu’à ma bouche. Alexandre se vida donc sans crainte déposant une montagne de merde molle et puante sur le plexiglas.
A tour de rôle, un des monstres revenait régulièrement toutes les demi-heures vider deux canettes dans l’entonnoir pour les faire boire à Alexandre et le forcer à les pisser. Il le félicita pour l’immensité de la merde qu’il avait déposée au fond de la baignoire puis il fit faire volte face à Alexandre pour que son jet d’urine arrive en amont du monticule où elle commença à former un lac qui se remplissait à mesure qu’Alexandre pissait. Ils s’en amusaient à chaque fois qu’ils revenaient de voir que le monticule, poussé par le lac d’urine, se déplaçait petit à petit vers le trou d'évacuation.
Ils nous dirent qu’ils resteraient pour assister à la conclusion de tout cela. Même s’ils enregistraient tout ce que les deux caméras filmaient, le direct n’a pas son pareil pour ce genre de spectacle. Ils en bandaient déjà. La plateforme servit à nouveau. Les deux montèrent dessus pour se soulager au dépends du cul d’Alexandre. Le second soulagea en même temps sa vessie d’un liquide qui n’irait pas grossir le lac puisqu’en ressortant il coulerait en aval du barrage.
La nuit arrivait et le barrage tenait encore. La quantité de liquide en amont devenait impressionnante, d’autant plus qu’ils y pissaient pour grossir le lac. Pendant la nuit il commença à déborder mais le monticule n’avançait plus. Leurs visites se faisaient plus rares. Ils dormaient. Nous ne le pouvions pas mais je m’assoupissais, allongé sous la baignoire, quand rien ne coulait dans ma gorge.
Ça faisait vingt-quatre heures que j’étais dans cette situation. Ils étaient déçus que l’amas de merde ait tenu et en même temps soulagés qu’il n’ait pas cédé pendant leur sommeil. Ils placèrent un bouchon à l’évacuation de la baignoire puis, ils me détachèrent et me sortirent d’en dessous. Je ne résistai pas et les laissai faire. Lorsqu’ils ôtèrent le ruban qui bouchait mon nez je fus assailli par une puanteur immonde que je ne sentais pas tant que je ne pouvais respirer que par la bouche. Je ne restai pas libre bien longtemps puisqu’ils m’attachèrent les mains dans le dos et m’équipèrent d’un harnais. Alexandre fut descendu de son perchoir. Ils voulaient lui faire prendre ma place sous la baignoire. Ils devaient le glisser délicatement pour ne pas faire s’écrouter le barrage qui s’y était formé et c’était impossible tant il se débattait. Il connaissait le danger qu’il allait courir là-dessous et il faisait tout son possible pour ne pas y aller. Un tampon imbibé de chloroforme mit un terme à ses protestations. C’est un corps inerte et endormi qu’ils placèrent et lièrent sous cet instrument de mort, le tuyau d’évacuation scellé à sa bouche. Quand à moi ils m’accrochèrent sur le treuil et me placèrent au dessus de la baignoire, me placèrent le masque avec le tuyau et l’entonnoir et me donnèrent deux canettes de bière à boire de force.
Ils attendirent qu’Alexandre fût revenu à lui pour lui fermer le nez avec un ruban adhésif et retirer le bouchon de la baignoire. Le barrage suintait lentement et une flaque s’était formée au niveau du bouchon. Alexandre reçut instantanément plusieurs gorgées d’un liquidé nauséabond qu’il avala résigné. Les heures qui allaient suivre seraient autrement plus dramatiques.
Ils installèrent la plateforme derrière moi et me retirèrent le plug qui faisait bouchon dans mon fondement depuis maintenant quatre jours. La quantité qui s’était amassée espérant une évacuation proche était énorme et je ne pus rien faire pour la retenir à l’intérieur de moi. Une partie tomba sur la plateforme et le reste alla s’écraser au fond de la baignoire, entre le barrage et l’évacuation. Heureusement pour Alexandre, la consistance en était pâteuse et elle colla au plexiglas sans couler vers l’évacuation. Je subis ensuite deux pénétrations coup sur coup, la seconde se poursuivant pas l’administration d’un lavement à l’urine comme ils aimaient en donner depuis la veille. Puis ils déplacèrent un peu le treuil pour que je sois à la verticale du lac de pisse, et ils nous laissèrent après m’avoir donné deux autres canettes de bière. Craignant, à juste raison, une catastrophe je serrai autant que possible mes sphincters, mais se retenir pendant une journée, ou même pendant une heure, plein devant et derrière, est surhumain, et je ne suis pas un surhomme. Je relâchai aussi doucement que possible mais le contenu de mes trippes dégringola sans contrôle dans le lac d’urine où il généra une vague meurtrière. Ce fut le raz de marrée fatal qui fil s’écrouler le barrage de merde. En rompant la digue la vague d’urine emporta tout sur son passage, la digue qu’Alexandre avait laissé et le tas que j'avais ajouté dans le lit du fleuve meurtrier. Plusieurs litres d’un liquide épouvantable se ruaient vers le tuyau qui permettait à Alexandre de respirer. Il fut irrémédiablement submergé.